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Revue de presse du 22 au 27 août 2022

Le dialogue national inclusif et la pénurie du gaz ont dominé l’actualité de cette semaine.

Ouverts le 20 août dernier à N’Djaména, « les travaux du dialogue national inclusif et souverain se poursuivent au Palais des Arts et de la culture avec l’examen et l’adoption du Règlement intérieur et la mise en place du présidium », informe Tchad et Culture. Les travaux sont dirigés par le Comité d’Organisation, du dialogue national inclusif (CODNI), en l’absence des Transformateurs, du Fact et des membres de la plateforme Wakit Tamma », éclaire le Journal du Tchad. « Mais la légitimité du CODNI à diriger les travaux a été contestée et risque de remettre en cause le Règlement intérieur, une fois adopté, alerte Tchad et Culture. Malgré des divergences sur plusieurs points, en particulier le vote à main levée, le Règlement intérieur a été adopté, souligne Alwida Info.

Alors, « vont-ils intégrer le processus », se demande N’Djaména Hebdo qui affiche à Sa Une, les photos des leaders du Fact, Mahamat Mahdi Ali, Les Transformateurs, Succès Masra, de Wakit Tamma, Max Loalngar, du Parti Africain pour la Justice Social, Bidi Valentin et du Groupe d’Appel du 1er juin, Bédoumra Kordjé. Tous ont boycotté le dialogue national inclusif et souverain. Certains de ces leaders ont été approchés par un groupe de sages pour participer au dialogue, mais ils exigent la suspension des travaux, le temps de trouver un accord avec le CODNI, rapporte Le Pays. « Si le Règlement intérieur et le présidium sont mis en place, il n’y a plus de raison de participer à ce dialogue », répond Me Max Loalngar, coordinateur des actions citoyennes Wakit Tamma cité par notre confrère. Ainsi, « Le vin est tiré… », écrit à sa Une L’Observateur. « Que ce dialogue soit inclusif ou pas, souverain ou pas, on ne peut plus invoquer une quelconque prolongation », renforce l’hebdomadaire.

Toutefois,  M. Bédoumra Kordjé attire l’attention des membres du Conseil Militaire de Transition (CMT) dans les colonnes du même du journal. « Ils ont intérêt à aimer leur pays et aller dans le sens d’un vrai dialogue sincère », martèle-t-il. « Ces assises restent notre ultime chance pour bâtir ensemble, une nouvelle République », rappelle Tchad Alyom qui cite ainsi le président du CMT Mahamat Idriss Déby lors de son discours à l’ouverture du dialogue. Pour cela, « Il est temps de stopper la spirale de la violence, les guerres, les rébellions et la préférence de la force comme voie archaïque d’accès au pouvoir et de conservation de celui-ci », conseille Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine cité par Le Progrès. Pour ce faire, « Le Tchad ne peut se permettre de manquer l’opportunité que présente ce dialogue », écrit l’éditorialiste de L’Info. Sinon, « Le Tchad ne sortira pas de l’ornière à l’issue du DNIS », prévient Tchad et culture.

La pénurie de gaz

Depuis des mois, à N’Djaména, les ménages sont confrontés à la rareté de gaz domestique.  Mais, d’après l’Autorité de régulation du secteur pétrolier et aval du Tchad (ARSAT), cité par N’Djaména Hebdo, il n’y a pas de pénurie de gaz. Ce sont les plutôt des commerçants « véreux qui font de la spéculation pour vendre le gaz plus cher. Cet avis n’est pas partagé par le Syndicat National du Secteur du gaz (SYNASEG). Le président du SYNASEG M. Mahamat Gadam Moussa, rappelle que le syndicat avait proposé deux solutions au gouvernement pour juguler la crise. Il s’agit, d’une part, de mettre des moyens pour augmenter la production au niveau de la société nationale de raffinage de Djermaya, et, d’autre part, d’autoriser les marketeurs à importer le combustible. Mais cette demande est restée sans suite, rapporte Le Progrès.

Alphonse Dokalyo

 

 

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Alphonse DOKALYO

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