« Le Dialogue national inclusif du Tchad convoqué pour le 20 août 2022 ». (Porte-parole du gouvernement du Tchad).
Ecrire sans travestir, Informer sans manipuler, Analyser sans préjugés

Revue de presse du 20 au 24 septembre 2022

La démission du ministre des affaires étrangères, le dialogue national inclusif et les tueries au Lac Iro constituent l’ossature des actualités traitées par les journaux de la semaine.

La démission du gouvernement du ministre des affaires étrangères

«Cherif Mahamat Zene jette l’éponge », annonce Tchad et Culture. Le chef de la diplomatie tchadienne, à travers une lettre adressée le 19 septembre, au Président du Conseil Militaire de Transition (PCMT) Mahamat Idriss Déby, justifie sa démission par des interférences répétitives et intempestives du cabinet de la Présidence et certains de ses collègues, qui sapent l’exercice de ses fonctions, rapporte notre confrère. D’après Le Progrès, l’ambassadeur Chérif Mamhat Zène s’est plaint auprès du PCMT et du Premier ministre, par rapport à ces empiètements sur ses prérogatives, mais sans réponse.

Cette démission du ministre des affaires étrangères a fait réagir la cellule syndicale du ministère des Affaires étrangères qui dit avoir aussi constaté des usurpations répétées des métiers des diplomates. A cet effet, informe Alwihda Info, elle lance un préavis de grève de trois jours à compter de jeudi 22 septembre 2022 pour réclamer l’adoption sans délai d’un statut particulier au profit des diplomates, ainsi que l’application des recommandations issues  de la conférence des ambassadeurs tenue en novembre 2019 à N’Djamena. Cette crise gouvernementale intervient au moment où se déroule le dialogue national inclusif et souverain pour la refondation de l’Etat tchadien, s’inquiète Tchad et Culture.

Le dialogue national inclusif

Au moment où l’Eglise catholique se retire définitivement du dialogue national inclusif et souverain, l’église protestante réintègre la plénière, constate Le Pays. Notre confrère explique que trois jours après avoir été reçus par le Président du conseil militaire de transition, les leaders des églises protestantes ont décidé de revenir aux assises du dialogue national inclusif et souverain. Un retour qu’ils justifient par la prise en compte de leurs revendications. « L’essentiel est que les religieux ont leur place dans le présidium pour délibérer, parce qu’on ne va pas les laisser délibérer seul. De toutes les manières, s’ils restent dehors les décisions qui seront prises vont s’appliquer à tout le monde», déclare au journal Le Pays le Bishop Amane Mamaté président de l’Alliance évangélique des églises de pentecôte au Tchad.

Ce même journal informe que ce va-et-vient des leaders des églises protestantes passe mal auprès du cadre de réflexion des jeunes issus des églises membres de l’Entente des églises et mission évangélique au Tchad (Carjemet). Lors d’un point de presse, les jeunes du Carjemet ont demandé à l’Entente des églises et mission évangélique au Tchad (EEMET) de quitter le dialogue national qu’ils qualifient de non inclusif, dans un délai de 48h. Dans le même chapitre, Alwihda Info alerte que 8 partis politiques, membres de la coalition « Une nation pour tous »  rejoignent le dialogue après une rencontre avec le PCMT.

Les tueries de Lac Iro

« Bain de sang dans le Lac Iro », alerte N’Djaména Hebdo. Selon l’hebdomadaire, depuis le 13 septembre dernier, un conflit agriculteurs/éleveurs dans le département de Lac Iro a fait 16 morts, 21 blessés, 178 cases incendiées, 104 bœufs, 100 chèvres et 8 millions de francs CFA emportés par des terroristes. De son côté, Le Progrès parle de 20 arrestations parmi les belligérants. D’après Nanga Mbah Makadjé, président du comité de crise, la tension reste vive et explosive. « La population des villages attaqués est en débandade, sans abri, et erre partout en brousse. Il dénonce avec véhémence ces agressions barbares et tient pour responsables les autorités administratives et militaires locales», rapporte la revue Tchad et Culture qui a couvert le point de presse relatif au conflit agriculteurs-éleveurs dans le Lac Iro animé par M. Nanga Mbah. N’Djaména Hebdo, dans son éditorial, explique que ces massacres organisés sont récurrents dans la Province du Moyen-Chari : 12 morts à Sandana, 6 morts à Danamadji et 17 morts à Kyabé. Le tout en six mois seulement. Ces tueries, ajoutées aux massacres d’Abéché et de Kélo, prouvent que le vivre ensemble des Tchadiens est impossible, conclut N’Djaména Hebdo.

Alphonse Dokalyo

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Alphonse DOKALYO

Alphonse DOKALYO

Laisser un commentaire