« Le Dialogue national inclusif du Tchad convoqué pour le 20 août 2022 ». (Porte-parole du gouvernement du Tchad).
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Nathalie Yamb, persona non grata en France !

L’activiste panafricaniste Nathalie Yamb est déclarée persona non grata en France. Que reproche-t-on à cette activiste qui ne cesse de faire des émules ?

Nathalie Yamb est présentée comme la « dame de Sotchi ». Elle a fait sensation lors du sommet Afrique-Russie de Sotchi en octobre 2019. De mère suisse et de père Camerounais, Yamb est l’une des détractrices de la politique française en Afrique. Ses prises de position lui avaient déjà valu l’expulsion, en décembre 2019, de la Côte d’Ivoire où elle vivait. Yamb est aussi l’une des activistes les plus suivies sur les réseaux sociaux. Sur son compte Twitter, régulièrement, elle relaie les thèses politiques de la Russie. C’est la principale cause de ses déboires avec la France. L’arrêté par lequel elle est déclarée persona non grata en France lui a été notifié le vendredi 14 octobre par lettre recommandée. Les autorités françaises lui reprochent « d’encourager le recours à la violence à l’encontre des symboles de la présence française en Afrique ». Cette décision des autorités françaises contraste avec les valeurs républicaines de la France, perçue depuis toujours comme la cité des lumières et la fille aînée de la démocratie où les libertés plurielles sont encouragées.

Malheureusement pour la France, Nathalie Yamb n’est pas la seule activiste qui dénonce sa politique sur le continent. Elle fait partie de cette jeunesse dépitée par ce qu’elle qualifie d’attitude condescendante de l’Occident à l’égard de l’Afrique. Cette jeunesse qui se présente comme une jeunesse consciente, souhaite une émancipation totale de l’Afrique francophone vis-à-vis de cette Françafrique, empreinte de relations mafieuses et incestueuses. Pour ce faire, il faut passer par une diversification des partenaires dans tous les domaines : diplomatique, militaire, économique. La Russie qui manifeste, depuis quelques années, un grand intérêt pour le continent noir a pu donc compter sur cette jeunesse consciente. Elle a pu avoir des relais de sa politique. Le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, bénéfice de la théorie selon laquelle l’ennemi de mon ennemi est mon ami.

Après Nathalie Yamb, qui sera le suivant à être déclaré persona non grata dans l’Hexagone ? Est-ce Kémi Seba, le fondateur de l’ONG Urgence panafricaniste, tout aussi critique à l’égard de la politique française en Afrique ? Ou encore le Malien Adama Diarra dit « Ben le cerveau », le porte-parole du mouvement Yerewolo (Debout sur les remparts) qui soutient la politique russe au Mali ?

Pierre Boubane

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Par : Boutros

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