« Le Dialogue national inclusif du Tchad convoqué pour le 20 août 2022 ». (Porte-parole du gouvernement du Tchad).
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Les 30 jours du Dialogue national inclusif et souverain

Le dialogue national inclusif et souverain est basé sur la promesse d’une refondation du Tchad. Mais avec qui réaliser ce projet ? Ses initiateurs voulaient un dialogue de tous les Tchadiens. Hélas, une bonne partie n’a pas souhaité s’y associer pour bien des raisons, parmi lesquelles, le quota des participants et le choix des thématiques. Après 30 jours de travaux, quel bilan à mi-parcours ?

Ce jour-là, le samedi 20 Août 2022, plusieurs discours sont prononcés à l’ouverture du dialogue national inclusif et souverain, au palais des arts et de la culture. Le président du Conseil militaire de transition a insisté sur le fait que les Tchadiens n’ont plus aucune raison de continuer à sa combattre. Il faut, désormais, s’orienter résolument vers le futur pour bâtir un Tchad nouveau.

A la même tribune, d’autres qui ont pris la parole avant lui, ont eu des mots moins diplomatiques, au point d’agacer certains participants qui se sont sentis directement visés par les mots utilisés. En effet, le discours du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat a été diversement commenté. Un speech mitigé, dénoncé au sein de certaines formations politiques ou au sein de certaines familles. Inutile de rappeler ici les mots utilisés par le diplomate Tchadien qui a vécu les jours suivants son discours sous le feu des critiques.

Le dialogue national inclusif et souverain est basé sur la promesse d’une refondation du Tchad. Mais avec qui réaliser ce projet ? Ses initiateurs voulaient un dialogue de tous les Tchadiens. Cependant, une bonne partie de Tchadiens n’a pas souhaité s’y associer pour bien des raisons. Le quota des participants, le choix des thématiques, sont parmi les points qui les ont amenés à boycotter les assises.

30 jours après l’ouverture des travaux, quel bilan à mi-parcours ? Premièrement, il faut reconnaitre que le dialogue a eu un réel engouement en positif comme en négatif. Deuxièmement, l’on doit reconnaître à ces assises la liberté de parole accordée. Les 1.400 délégués s’expriment librement et abordent tous les sujets.

Le bémol majeur est le manque le manque d’inclusivité. Les négociations entreprises auprès de ceux qui ont boycotté ce rendez-vous sont restées sans succès. Aussi, au fil du déroulement des travaux, certaines composantes comme l’Eglise catholique, bien que favorables au départ, a d’abord suspendu sa participation, avant de quitter définitivement, avec le même argument : le dialogue manque d’inclusivité. Avec l’absence notamment du Front pour l’Alternance et la concorde au Tchad FACT, de la plateforme citoyenne Wakit Tamma et du parti politique Les Transformateurs, pour beaucoup d’observateurs, estiment que les conclusions du dialogue manqueront de crédibilité.

Espérons un miracle les jours à venir, un sursaut national de la part des protagonistes pour que les boycotteurs finissent par siéger au palais des arts et de la culture, aux côtés des autres Tchadiens pour le meilleur du pays.

Pierre Boubane

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Par : Boutros

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