Ecrire sans travestir, Informer sans manipuler, Analyser sans préjugés

Le Tchad échappe aux sanctions de l’UA

Le Conseil Paix et Sécurité (CPS) de l’Union africaine s’est réuni, vendredi 11 novembre 2022, à Addis-Abeba. Il était question de prendre des sanctions ciblées contre les autorités de transition. Pourquoi le projet a-t-il échoué ?

Eh bien ! parce que les membres du Conseil Paix et Sécurité de l’Union Africaine ont manqué de consensus. Aussi, étrange que cela puisse paraître aux yeux de certains, c’est un Tchadien qui était à la manœuvre, Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’UA. Il réclamait des sanctions contre les dirigeants de la transition qui n’ont pas respecté leur engagement de remettre le pouvoir aux civils dans un délai de 18 mois.

Ce jour-là, c’est un vendredi. Un post Facebook du président de transition, Général Mahamat Idriss Déby Itno a suscité plusieurs réactions. « Dieu est grand » s’est-il exclamé. Bien que ce soit un vendredi, un jour saint pour les musulmans, l’on a vite qualifié ce post comme une réaction à la nouvelle d’Addis-Abeba. Un leader de parti politique dont les activités ont été suspendues par le gouvernement, suite aux évènements du 20 octobre dernier a, lui, réagi, non pas à l’échec de l’UA de sanctionner des personnalités de la transition, mais au « Dieu est grand » du Président de Transition : « C’est exactement le cri des terroristes juste avant d’exploser la vie des autres humains », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Nonobstant le lourd bilan répressif des manifestations du 20 octobre, quasi unanimement condamné par les observateurs de tous bords, on s’attendrait à ce que le Tchad soit mis sur le ban de la communauté internationale. Les diplomates tchadiens –parmi lesquels se trouvent les plus chevronnés de la diplomatie internationale –  ont dû peser de toute leur force pour éviter au Tchad une humiliation publique. Puisse cette même diplomatie qui a montré toute sa vitalité et sa maturité ouvrer pour le retour au pays de tous ces Tchadiens, aujourd’hui, ou qui vivent encore en clandestinité parce que se sentant menacés.

Pierre Boubane

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
Par : Boutros

Par : Boutros

Laisser un commentaire