« Le Dialogue national inclusif du Tchad convoqué pour le 20 août 2022 ». (Porte-parole du gouvernement du Tchad).
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Grève : L’hôpital provincial de Mongo observe un service minimum

Le mot d’ordre de grève sèche lancé par l’UST n’a pas été respectée à la lettre à l’hôpital provincial de Mongo à cause de sa position géographique stratégique.

L’Union des Syndicats du Tchad (UST) a lancé une grève sèche de trois jours sans service minimum depuis le mercredi 7 septembre 2022 sur toute l’étendue du territoire national. A l’hôpital provincial de Mongo, le mot d’ordre de cette grève sèche sans service minimum lancé par l’UST n’a pas été respecté dans son intégralité.

A l’annonce de la décision, la Cellule du Syndicat National des Travailleurs des Affaires Sociales et de la Santé(SYNTASS) de l’hôpital provincial de Mongo a tenu une rencontre d’information avec ses militants. Après des échanges, l’assemblée a décidé d’observer le mot d’ordre de grève avec un service minimum pour les cas d’accouchement et les urgences. Selon le Président de cette cellule, Ahamat Adoum, la position géographique de l’hôpital ne permet pas de respecter à la lettre la grève. Les horaires sont réduites de 7heures 30 minutes à 11heures et le service de garde prend le relai jusqu’au matin.  Car, argumente-t-il, Mongo est situé au centre du pays. La plupart des cas d’accidents ou les accouchements avec complication affluent aussi des provinces voisines, à savoir le Salamat, le Batha ou le Hadjer Lamis à l’Hôpital Provincial de Mongo. De même, les malades déjà programmés pour des opérations chirurgicales et les malades hospitalisés avant le lancement de ce mot d’ordre de grève sont également pris en charge par les agents sanitaires. Il faut aussi noter que les Centres de Santé se trouvant dans le périmètre urbain fonctionnent normalement.

En effet, le mot d’ordre de grève fait suite à la décision prise lors de l’assemblée générale de l’UST tenue à la Bourse du travail le 3 septembre dernier. L’UST exige du Gouvernement le reversement aux travailleurs des fonds retenus dans le cadre de la crise de 2016, ainsi que la récupération au profit du Trésor public de plusieurs milliards de francs détournés par certains proches du pouvoir.  Dans le même élan, l’UST revendique du gouvernement une augmentation de salaire de 50% à tous les agents des secteurs public et privés pour faire face à la situation sociale difficile que traverse le pays.

Ramadan Idriss Issa à Mongo

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Nestor HINYANDIGUIM MALO

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