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18e sommet de l’OIF : les points d’attention de Louise Mushikiwabo

Ouverture demain à Djerba en Tunisie du 18e sommet de la Francophonie sous le thème “connectivité dans la diversité”. La secrétaire générale de la Francophonie entend interpeller les États membres sur le recul du français dans les organisations internationales. Pourquoi ?

Parce que le français est de moins en moins parlé dans les rencontres internationales pour bien des raisons. La première semble être politique. La politique étrangère française est de plus en plus décriée, notamment en Afrique francophone. Du coup, beaucoup veulent bouder la langue française pour manifester leur désaccord avec la politique africaine de la France. Une deuxième raison est la montée et l’influence croissantes d’autres langues comme l’anglais, l’arabe et le mandarin. Ces langues sont de plus en plus parlées dans le commerce mondial. Une troisième plus subjective, celle-ci : la langue française a la réputation d’être une langue de puristes, difficile à apprendre et à assimiler. On pourrait rajouter la liste des raisons qui peuvent expliquer le recul du français.

Pour recentrer le français fortement concurrencé dans le monde diplomatique, la secrétaire générale de la Francophonie entend donc interpeller les dirigeants des États membres de l’organisation.  Son message lors de ce sommet est de sensibiliser les dirigeants francophones à redoubler d’efforts pour que la langue française occupe sa place. Selon certaines sources, globalement elle serait en progression dans le monde. Louise Mushikiwabo entend faire des dirigeants des pays membres les premiers ambassadeurs du français. Sans lui faire un procès d’intention, son message, s’adresse surtout aux dirigeants des pays africains francophones qui se réorientent vers le Commonwealth. En effet, après le Rwanda, le Gabon et le Togo manifestent leur désir d’intégrer le Commonwealth, l’organisation qui regroupe les pays d’expression anglaise. Louise Mushikiwabo s’engage donc dans un grand chantier. Son message sera-t-il entendu ? Nous aurons l’occasion d’en faire l’évaluation le moment venu. Chaque chose à son temps.

Au programme de ce 18e sommet de l’OIF, placé sous le thème “connectivité dans la diversité”, les participants échangeront et débattront sur les thèmes de culture, de démocratie et de développement durable. Puisque, faut-il, le rappeler ici, la Francophonie, ce sont des femmes et des hommes qui partagent une langue commune, en l’occurrence, le français. C’est, ensuite, un « dispositif institutionnel » qui vise à « promouvoir le français et à mettre en œuvre une coopération politique, éducative, économique et culturelle » au sein des 88 États et gouvernements de l’OIF (54 membres, sept membres associés et 27 observateurs), précise l’organisation. Pour finir, signalons qu’en marge de ce sommet plusieurs jeunes de différents pays ont fait des expositions au salon des jeunes entrepreneurs. Notre pays le Tchad est représenté par Beubé Osias avec sa startup Baladi Chaussures. C’est une fierté nationale.

Pierre Boubane

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Par : Boutros

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